Malgré les évènements du 13 novembre, les organisateurs avaient tenu à maintenir la manifestation avec 12500 participants attendus et 1000 bénévoles, pour notre grande joie.

Récupération des dossards, repas tiré du sac et quelques poses photos souvenirs au programme de la matinée. Navette pour les uns, voiture pour les autres, il faut se rendre à Arnas. Le départ est donné à 13h après un lâcher de colombes et de pigeons, une minute de silence, et la Marseillaise tous ensemble.

Nombreux déguisements, ravitaillements, groupes de musiques et spectateurs ponctuent et égayent le parcours vallonné. Les animations sont particulièrement nombreuses dans le centre de Villefranche, coupé à la circulation pour l'occasion. Dans cette ambiance hivernale, nos accompagnateurs se sont réchauffés avec les nombreux stands de dégustation de Beaujolais nouveau. Une partie de l'ALP a pu se retrouver à l'arrivée. Puis, enroulés dans nos couvertures de survie et chargés de nos bouteilles de Beaujolais, nous sommes partis prendre des douches bien chaudes. Pour ceux qui ont pu rester, la journée s'est terminée de façon bien sympathique dans un restaurant de la ville où Jean-Luc nous avait fait réserver une grande table. Menu Beaujolais bien-sûr avec le saucisson du pays.

En ce qui concerne ma course, j'attendais désormais le départ avec impatience. J'avais passé plus de 10 jours sans courir et dans l'incertitude de reprendre le jour J : une bête douleur musculaire dans la hanche. Si je n'avais pu courir, j'aurais bu du Beaujolais. Mais maintenant dans l'ambiance, il paraissait presque inconcevable de ne pas participer. C'est donc remontée à bloc que je me suis élancée dans la course, portée par le rythme des autres coureurs. Malgré le nombre de participants, je n'ai jamais été gênée . J'ai sympathisé avec une fille, nous nous sommes suivies pendant 12km, traversant hameaux, empruntant les routes de campagne, parfois les chemins, et voyant défiler les marquages kilométriques de l'organisation. Au km 13, ça faisait tout juste une heure que je courais, quand mes mollets et mes cuisses ont commencé à devenir très durs. J'ai pensé aux trailers qui parcourent de longues distances et qui affirment que les petites douleurs sont presque obligatoires et qu'elles n'empêchent pas d'avancer ! Pour ne pas trop ralentir, je me suis concentrée sur des changements de foulée. Certains marathoniens qui étaient partis depuis 10h du matin se laissaient doubler tranquillement . Allez les lapins ! Allez Jésus ! Allez les Shtroumpfs ! Pour moi, pas question de s'arrêter aux ravitaillements, mon Camelbak était encore bien plein. Après un épisode froid et venteux dans la campagne, la longue descente vers Villefranche a vu apparaître une éclaircie. Et puis, enfin, la ville... quelques virages, une longue ligne droite et l'envie de voir la porte Finish à chaque angle de rue. Ouf, là voilà enfin, et j'ai du mal à croire le chrono géant qui s'affiche à côté. En 2012, j'avais déjà participé à ce semi, et j'avais mis 15 minutes de plus ! Y a pas à dire, les entraînements de l'ALP sont vraiment efficaces, en plus d'être toujours de bons moments. Merci aux Coachs ! Merci au club ! et bravo à tous !

Commentaires  

# Manu Arcis 07-12-2015 20:47
Bravo Emilie, merci l'ALP 8)

You have no rights to post comments